ORGONE et ÉNERGIE

Un peu d’histoire

Reich naît en 1897 à Dobrzcynica (Autriche). En 1911 sa mère se suicide après qu’il ait dit à son père qu’elle avait une liaison avec son précepteur. Son père meurt 3 ans plus tard d’une tuberculose, et Wilhelm se retrouve à la tête de la riche ferme familiale. En 1916 il arrive comme officier dans l’armée autrichienne et combat sur le front italien de la première guerre mondiale. En 1918, ne pouvant retourner chez lui en raison des nouvelles frontières imposées par le Traité de Versailles, il entâmes des études de médecine universitaire, à la Société Psychanalytique de Vienne. Dès 1920 il pratique la psychanalyse malgré son manque de formation académique. Dès l’obtention de son diplôme en 1922, Reich se lance dans la psychanalyse et la psychiatrie en pratique privée, tout en continuant ses études de neuropsychiatrie. Pendant 12 ans, il demeure à Vienne. Devenu très jeune l’un des plus éminents membres de la Société Psychanalytique de Vienne — dirigée à l’époque par son fondateur Sigmund Freud, il occupe de 1922 à 1930 le poste de premier assistant dans la polyclinique psychanalytique de Freud.Dès le début, son oeuvre soulève de nombreuses polémiques. On dira de lui qu’il était un égotiste paranoïaque qui ne comprenait rien à la méthode scientifique ni même aux domaines dans lesquels il prétendait avoir fait des découvertes révolutionnaires. Ce jugement, émis par Martin Gardner dans son ouvrage intitulé Le Troisième Reich et l’Obsession de l’orgone, reflète l’opinion généralement répandue dans les milieux scientifiques. Durant toute sa vie — et même après sa mort — Reich sera l’objet des critiques les plus virulentes. Elles auront pour effet de faire oublier le grand pionnier qu’il aura été dans le domaine de la recherche sur la libido, au profit d’une image sulfureuse, due en grande partie à ses moeurs fort libres et au fait qu’il ait cultivé l’indiscipline.